Manifestation du 18 Juillet 2014 à l’ambassade vietnamienne à Paris

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Manifestation du 18 Juillet 2014
Contre la falsification de l’histoire du Cambodge, contre le 07 Janvier 1979
et pour l’Application de l’Accord de Paix de Paris du 23 Octobre 1991.

  

texte de la manifestation

Manifestation du 18 Juillet 2014
(devant l’ambassade du Vietnam à Paris)
Contre la falsification de l’histoire du Cambodge, contre le 07 Janvier 1979
Et pour l’Application de l’Accord de Paix de Paris du 23 Octobre 1991.

Conformément à l’Accord de Paris du 23 Octobre 1991:

Article l

1. Le Cambodge s’engage solennellement, par le présent Accord, à maintenir, préserver et défendre sa souveraineté, son indépendance, son intégrité et son inviolabilité territoriales, sa neutralité et son unité nationale; la neutralité perpétuelle du Cambodge sera proclamée et consacrée par la constitution cambodgienne qui sera adoptée après la tenue d’élections libres et équitables.
2. A cette fin, le Cambodge s’engage à : d) Mettre fin aux traités et accords qui sont incompatibles avec sa souveraineté, son indépendance, son intégrité et son inviolabilité territoriales, sa neutralité et son unité nationale;

Article 2

1. Les autres Parties au présent Accord s’engagent solennellement par cet Accord à reconnaître et à respecter à tous égards la souveraineté, l’indépendance, l’intégrité et l’inviolabilité territoriales, la neutralité et l’unité nationale du Cambodge.
2. A cette fin, elles s’engagent à : e) S’abstenir d’utiliser leur territoire ou le territoire d’autres Etats pour porter atteinte à la souveraineté, l’indépendance, l’intégrité et l’inviolabilité territoriales, la neutralité et l’unité nationale du Cambodge;

Article 3

1-Toutes les personnes se trouvant au Cambodge jouiront des droits et libertés formulés par la Déclaration universelle des droits de l’homme et d’autres instruments internationaux pertinents relatifs aux droits de l’homme.
2- À cette fin, le Cambodge s’engage à: Assurer le respect des droits de l’homme et des libertés fondamentales au Cambodge ; Soutenir le droit de tous les citoyens cambodgiens d’entreprendre des activités visant à promouvoir et protéger les droits de l’homme et des libertés fondamentales; Prendre des mesures efficaces pour garantir que les politiques et les pratiques du passé ne doivent jamais être autorisé à revenir; Adhérer aux instruments internationaux pertinents relatifs aux droits de l’homme;
Les autres signataires du présent accord s’engagent à promouvoir et à encourager le respect et le respect des droits de l’homme et des libertés fondamentales au Cambodge en tant que consacrés dans les instruments internationaux pertinents et les résolutions pertinentes de l’Assemblée générale des Nations Unies, afin, notamment, à empêcher la récurrence des violations des droits de l’homme.

Article 4

Les Parties au présent Accord demandent à tous les autres Etats de reconnaître et de respecter à tous égards la souveraineté, l’indépendance, l’intégrité et l’inviolabilité territoriales, la neutralité et l’unité nationale du Cambodge et de s’abstenir de toute action incompatible avec ces principes ou avec d’autres dispositions du présent Accord.

Article 5

1. En cas de violation ou de menace de violation de la souveraineté, de l’indépendance, de l’intégrité et de l’inviolabilité territoriales, de la neutralité ou de l’unité nationale du Cambodge ou de l’un quelconque des engagements pris en vertu du présent Accord, les Parties à cet Accord s’engagent à procéder immédiatement à des consultations en vue de prendre toutes les dispositions appropriées pour assurer le respect desdits engagements et régler ces cas de violation par des moyens pacifiques.
2. Ces dispositions peuvent comporter, entre autres, la saisine du Conseil de sécurité des Nations Unies ou le recours aux moyens de règlement pacifique des différends mentionnés à l’Article 33 de la Charte des Nations Unies.
3. Les Parties au présent Accord peuvent également demander l’assistance des Coprésidents de la Conférence de Paris sur le Cambodge.
4. En cas de graves violations des droits de l’homme au Cambodge, elles demanderont aux organes compétents de l’Organisation des Nations Unies de prendre toute autre mesure appropriée en vue d’empêcher et de mettre fin à ces violations conformément aux instruments internationaux pertinents.

Résumé des Articles:

1- le Cambodge doit annuler les traités pour défendre sa souveraineté.
2- Les autres signataires dont le Vietnam ou la Thaïlande doivent respecter cette souveraineté.
3- Le Cambodge doit respecter les droits de l’homme
4- Les signataires ne doivent pas laisser un pays violer le Cambodge.
5- En cas de violation territoriale et des droits de l’homme, les signataires et les 2 co-présidents prennent des dispositions pour régler pacifiquement et/ou saisir l’ONU et le Conseil de Sécurité des Nations Unis.

 

Hélas, plus de 35 ans après l’invasion du Cambodge, le 07 janvier 1979, par des troupes vietnamiennes, et plus de 23 ans après l’Accord de Paix de Paris du 23 Octobre 19991, le peuple khmer n’a pas vu venir cette annulation des traités bilatéraux de 1979, 1982, 1983, 1985. En revanche, il a vécu l’adoption forcée du traité bilatéral additif 2005, sous la menace du Hun Sen, pour valider des anciens traités inégaux et injustes perpétuant la colonisation et l’annexion territoriale du Cambodge. En vertu de ces traités, des lois, décrets, et mesures administratives bilatérales… qui en ont découlé, le Vietnam a piétiné la Souveraineté, l’Indépendance et l’Intégrité territoriale du Cambodge comme si l’Accord de Paris du 23 Octobre 1991 n’existait pas. Les dirigeants de ces deux pays méprisent le peuple cambodgien, manipulant l’opinion publique nationale et internationale, en violant l’Accord de Paris dont le Cambodge et le Vietnam étaient des signataires. Truong Van Thong, porte-parole de l’ambassade vietnamienne à Phnom Penh a falsifié l’histoire du Cambodge en déclarant que Kampuchéa Krom (ou Cochinchine) d’une superficie de 68965km2 appartenait au Vietnam depuis toujours, et que, historiquement, ce territoire ne fut jamais cédé par la France au Vietnam, le 04 Juin 1949 …! Le 08 Juillet 2014, un millier de Cambodgiens emmenés par des associations deKhmers du Kampuchea Krom, d’étudiants et intellectuels …, ont protesté devant l’Ambassade du Vietnam à Phnom Penh contre ses propos injurieux! Le peuple khmer, et non une poignée de Khmers extrémistes, juge inacceptable cette déclaration mensongère et considère ouvertement le Premier Ministre

Hun Sen comme dictateur et traître à la Patrie, et le Vietnam comme état impérialiste colonisateur du Cambodge. En effet, au cours de son histoire, le Vietnam imposa la vietnamisation des noms khmers vivant au Kampuchéa krom en Thach, Nguyen, Truong, Chau, Muong… pour en détruire leurs identités d’origine et mieux les contrôler géographiquement, en changeant de noms des 21 provinces khmères en appellations vietnamiennes… Le Vietnam détruit la culture et civilisation dont la musique et le théâtre khmers et la religion bouddhique… Il en reste encore environ 600 pagodes khmères au Kampuchea Krom, qui ont réussi à conserver tant bien que mal la pratique de la religion bouddhique, la langue et la tradition khmères dont le mariage, la musique, le théâtre, la fête des eaux et des lumières , où des Khmers continuent encore d’organiser des courses de pirogues… En ce début du 21e siècle, le peuple khmer veut vivre libre, indépendant et non colonisé, exactement, comme le voulait le peuple vietnamien du 20e siècle, combattant contre des Français et Américains.

L’annulation de ces traités aurait été finalisée en 1993, après que le Cambodge avait eu son roi, son Gouvernement et autres Institutions telles l’Assemblée Nationale, le Sénat… conformément à sa Constitution. Pour recouvrer l’Indépendance et défendre l’intégrité territoriale, le peuple khmer n’a pas d’autres choix que de livrer une guerre de libération : le peuple khmer devra chasser tous les traîtres, et ce, par tous les moyens, conformément à l’Accord de Paris, à la Charte de la Déclaration universelle des Droits de l’Homme, des droits des peuples à la décolonisation. Il ne devra pas accepter tout fait accompli et la falsification éhontée de l’histoire!

La Communauté Internationale ne devrait pas être surprise si le peuple khmer se lèvera contre le Vietnam néo-colonialiste, en vertu de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme et des Droits des Peuples. Car, c’est la rébellion du peuple cambodgien légitimée par l’ONU en vertu de l’Accord de Paris du 23 Octobre 1991!

A sa victoire finale, le Conseil National de Transition déclarera l’annulation des traités 1979- 1982-1983-19885 ainsi que le traité additif de 2005, rendant illégaux 375 à 1000 bornes délimitant la frontière commune de 1270 kms issues de ces traités khméro- vietnamiens. En vertu de la Conférence de Genève de 1954 sur l’Indochine et de l’Accord de Paris du 23 Octobre 1991, le Conseil National de Transition soumettra tous les problèmes de frontières à la Communauté internationale, basant sur la carte déposée par le Cambodge à l’ONU suite à son adhésion à cet organisme après son indépendance du 9 Novembre 1953.

Paris, le 18 Juillet 2014.

Conseil National de Transition (CNT)
(Révolution khmère du Lotus, association Tep Nimmet,…)

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