Comment remonter la pente du déclin de notre patrie

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Douc Rasy – avril 2013

A nos compatriotes

Comment remonter la pente du déclin de notre patrie

 

Les aveux de N. Sihanouk (dans sa lettre du 17 janvier 2007) écrite de Pékin admettent ses

erreurs fatales dans son gouvernement et confirment : « A tous ces égards, je me comporte en

aveugle et idiot. Mais on ne refait pas l’Histoire » (p. 5). Autrement dit, il nous invite à nous

contenter de cette histoire quand bien même elle émanerait d’un « aveugle et idiot », et

l’avenir du pays s’arrêterait là.

Cependant, dans leur for intérieur, nos compatriotes unanimes ne peuvent laisser cette infamie

s’éterniser. Les leçons du passé leur seront d’une utilité incomparable. Il revient à ceux qui

ont survécu à ce drame de l’exposer :

Au sommet de l’Etat

Alors que les autres pays, conscients de leur pérennité, ont adopté un régime bureaucratique
au sommet de leur Etat, le Cambodge en était encore au régime de « Maître de Toutes Vies
trônant sur la tête de ses sujets » où un seul gouverne sans consulter effectivement qui que ce
soit dans son royaume : Ministres, Assemblée Nationale, Sénat, Juges n’étaient présents que
pour le Décorum ; il en était de même pour tous les organes d’information. Alors, ce qui
devait arriver, arriva.
Lorsque selon ses aveux (p. 3 de sa lettre précitée), la Conférence de Bandung (1955),
recommandait (selon ses dires) d’aider les pays non encore indépendants comme le « le
Vietnam-frère et le Laos-frère à se libérer complètement, à se réunir dans l’indépendance
totale et la pleine souveraineté » (sic), il avait décidé « d’aider les patriotes vietnamiens à
libérer le Sud-Vietnam et réaliser la réunification nationale (Nord, Centre et Sud Vietnam)(sic).
Il n’avait pas dans cette perspective évaluée la capacité du Cambodge pour une tâche que
d’autres Etats plus grands et plus peuplés (comme l’Inde et l’Indonésie) n’avaient pas la
témérité d’assumer. C’est ce qui l’a perdu, lui et son pays dont les citoyens cherchent encore à
en sortir.
Alors, pour éviter de pareilles aventures, il est indispensable d’élaborer et de maintenir pour
l’Etat khmer, un statut précis :

1- Statut du Chef de l’Etat

Désormais, tout Chef d’Etat du Cambodge sera nommé pour un laps de temps convenu
avec un pouvoir déterminé ;
a- Sa signature n’est exécutoire que si elle est accompagnée d’un « contre-seing » ou
d’une signature d’un ministre responsable devant le Parlement.
b- Il lui est interdit d’avoir une politique secrète qui ne soit connue du Parlement,
Représentant de la Nation. Dans des conférences internationales, il sera accompagné par
un ministre et un bureau chargé de rédiger un rapport circonstancié au Parlement ;
c- Il lui est interdit de disposer du territoire national ou d’adhérer à une politique de nature
à aboutir à cette fin ou d’autoriser des troupes étrangères à traverser son pays sauf en cas
de légitime défense (dans ce cas, un consentement du Législatif est indispensable après
débats).

2- Les Institutions –Règles et Organes

Il est essentiel d’élaborer et de maintenir fermement toutes Institutions-règles nécessaires
et suffisantes pour assurer la pérennité de la Nation. Il en sera de même pour les
Institutions-organes, pour le moment rares dans notre pays, par exemple « Académie des
Lettres et d’Histoire, de Médecine, Académie militaire etc… ». Tous ces corps spécialisés
ont pour but d’approfondir les connaissances pour nos citoyens qui, avec le relèvement
effectif de leur situation matérielle et morale seront capables de prendre des décisions
adéquates en cas de besoin.
Toutes ces Institutions qui relèvent de Droit et de la Science administrative sont
indispensables pour une bonne évolution de notre NATION. Maintenant que notre pays
est soumis à la domination de l’étranger, il n’est jamais trop tard pour nos compatriotes de
les connaître à fond, de les former, d’en parler en toutes circonstances sans offenser
personne. Les personnes qui en sont déjà averties ne devraient pas s’en gausser et se
replier au quant à soi (et dire « je le sais déjà »), encore faut-il que la croyance et l’action
envisagées s’expriment collectivement et en plein jour.
Souvent dans l’Histoire des peuples, le progrès commence par un consensus populaire qui,
à force de se répandre, oblige les Autorités à l’adopter et à en faire une Loi ou un principe
fondamental de la société.
En sommes-nous capables ? Si oui ! L’espoir est encore possible.

Douc Rasy – avril 2013

 
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