Lettre Ouverte à Monsieur le Secrétaire Général de l’O N U

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Lettre ouverte à Monsieur le Secrétaire Général de l’ O N U Antonio Guterres

c/o Madame Audrey Azoulay, Directrice Générale de l’UNESCO, 37 Rue Cardinet ; Paris 17.

Objet : Demande au Roi Norodom Sihamoni du Cambodge d’abdiquer et à l’O N U de suspendre provisoirement le siège du Cambodge .

Madame la Directrice,

Nous soussignés Association Le Lotus Khmer, Association Tep Nimith , Association 23 octobre 1991 et le Comité pour la Justice au Cambodge,

Nous nous permettons de vous solliciter de bien vouloir transmettre notre lettre ouverte à son Excellence Monsieur le Secrétaire Général de l’ O N U, Antonio Guterres sur l’objet ci-dessus mentionné et selon la teneur suivante :

  • Abdication du Roi Norodom Sihamoni: Selon l’article 7 de la Constitution du Cambodge de 1993 et de l’article 17 de cette Constitution ,le Roi règne mais ne gouverne pas, mention  pour expliciter que le Roi laisse la main libre au pouvoir exécutif, au pouvoir législatif et au pouvoir judiciaire de gérer démocratiquement le pays mais le gouvernement du Premier Ministre Hun Sen en fait une règle pour réduire le Roi en une entité destinée uniquement à signer les lois, les décrets selon ses aspirations  lui permettant ainsi de violer avec impunité les droits fondamentaux des citoyens depuis plus de 42 ans. Le peuple souffre sans fin de la violation quotidienne de ses droits et de la spoliation de ses terrains par les sbires de ce gouvernement sans que le Roi puisse lever son petit doigt. Nous pensons que le Roi ne gouverne pas mais possède le pouvoir d’être le garant de la Constitution, le Chef suprême de l’armée et de la nation , le réconciliateur et régleur de tout conflit interne . Or le gouvernement de Hun Sen ne cesse de violer la Constitution de 1993 en la submergeant d’articles adaptés à ses besoins. Le Roi  a le droit de remédier à cette situation . Il est donc de son devoir d’abdiquer de son trône immédiatement pour sauver la nation de l’emprise du pouvoir autoritaire de Phnom-Penh ainsi que de la domination voilée du Cambodge par le Viet Nam.
  • Suspension provisoire du siège du Cambodge à l’O N U: depuis plus de 30 ans , le peuple khmer n’a pas vu l’annulation des traités bilatéraux et inégaux de 1979, 1982,1983 et 1985 entre le Cambodge et le Viet Nam. En revanche, c’est l’adoption , sous la menace d’anéantir la Royauté, du traité additif bilatéral de 2005 ainsi que d’autres mémorandums pour protéger, compléter les traités injustes ci-dessus et consolider la colonisation et l’annexion du Cambodge par le Viet Nam. Hanoi a piétiné la souveraineté, l’indépendance et l’intégrité territoriale du Cambodge depuis le 7 janvier 1979 violant ainsi l’esprit et les principes des Accords de Paix de Paris du 23 octobre 1991 dont le Viet Nam en est signataire. En effet :

Article 1 : Le Cambodge s’engage à mettre fin aux traités et accords qui sont incompatibles avec sa souveraineté, son indépendance , son intégrité et son inviolabilité territoriale et son unité nationale.

Article2 : le Viet Nam, en tant que signataire des Accords de Paix de Paris du 23 octobre 1991 , s’engage à respecter à tous égards l’indépendance, l’intégrité et l’inviolabilité territoriale du Cambodge.

Article 3 : Le Cambodge s’engage à assurer le respect des droits de l’homme et des libertés fondamentales au Cambodge.

Vu les engagements non honorés ci-dessus cités, nous rejetons solennellement les traités de 1979, 1982 , 1983 ,1985 ,2005 et ne reconnaissons pas les 375 bornes frontalières installées par le gouvernement de Hun Sen, de connivence avec le gouvernement vietnamien au détriment du Cambodge. Jusqu’à présent, la mainmise du Viet Nam sur le Cambodge se matérialise par la présence des agents vietnamiens avec des noms cambodgiens dans toute l’administration de Monsieur Hun Sen et dans tout le secteur bancaire du pays qui est entièrement inféodé sur le plan politique au Viet Nam et de surcroit inféodé économiquement à la Chine Communiste de Monsieur Sy Chin Ping.

Quant au gouvernement du Premier Ministre Hun Sen, depuis son coup d’Etat sanglant des 5-6 juillet 1997, il décréta une panoplie de lois et règlements pour restreindre les droits et libertés publiques des opposants et des mécontents de son pouvoir et museler toute critique contre lui afin d’instaurer sa dictature et justifier ses répressions. Dès 2014, après son échec cuisant aux élections générales de juillet 2013, il fit interdire toute manifestation publique de l’opposition, de syndicats indépendants et de protestataires défendant leurs droits et leurs biens ; il a fait tirer par ses militaires sur les ouvriers qui se manifestaient pour demander une augmentation de salaire, puis emprisonner les opposants les accusant d’être des fauteurs de trouble, de tentative d’insurrection ou de sécession. En 2016 et 2017, dans une perspective d’élections de juillet 2018, M. Hun Sen, son parti et ses militaires n’ont cessé de branler publiquement la menace d’explosion d’une guerre civile si son parti ne gagnait pas les élections. Et pour justifier son maintien au pouvoir, il accuse sans preuve flagrante à l’appui M. Kem Sokha, député et président du parti d’opposition CNRP de complicité avec les Etats Unis pour renverser son régime avec l’intention de causer ainsi l’instabilité du pays .C’était au milieux de la nuit du 2 au 3 septembre 2017 que M Kem Sokha a été amené de force par les policiers pour être incarcéré. Depuis lors, les journalistes et medias indépendants sont assiégés et réduits au silence total.

Depuis plus de 42 ans et aujourd’hui encore, de grandes organisations humanitaires internationales, des représentants de l’O N U , des parlementaires d’Europe et d’Asie du Sud’-Est ont constaté et dénoncé le régime autoritaire , archi-corrompu et répressif de M. Hun Sen, un ancien commandant des Khmers Rouges, qui continue de violer sans scrupule les droits fondamentaux des citoyens cambodgiens , la Constitution de 1993 et les principes de démocratie pluraliste. Le peuple khmer vit toujours sous la menace constante d’assassinat sans raison valable de la part des dirigeants.. Cette situation insupportable se perdure jusqu’à nos jours. Il serait temps qu’elle cesse.
Nous prions son Excellence Monsieur le Secrétaire Général de l’O N U de bien vouloir envisager la suspension provisoire du siège du Cambodge à l’O N U afin d’instaurer une nouvelle autorité de transition pour une période de 3 à 5 ans menée par l’ O N U avec la participation d’un Conseil National Transitoire composé de khmers nationalistes authentiques.

 

 

 

Ass. Le Lotus Khmer  Ass.Tep Nimith  Ass.23 octobre 199Le Comité JPC

Sok Dyvathann            Koy Vanna        Chan Khemarin           Pen Vano

 

 

  

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